lundi 6 octobre 2008

Spontanéité


Spontanéité


J’ai besoin de toi autant la terre de l’eau ;
J’ai faim de toi autant le loup de l’agneau ;
Je crois en toi autant les juifs à leur terre promise ;
Je pense à toi autant la mère à sont fils.

Je te sens autant l’abeille la fleur ;
Je te veux autant l’enfant sa mère ;
Je te veux autant le croyant le paradis ;
Je te crains autant le pécheur l’enfer.

Je veux te caresser autant la brise la fleur ;
Je veux te chérir autant le soleil le sable ;
Je veux te sculpter en moi autant le vent la roche ;
Je veux t’aimer autant qu’un homme puisse aimer une femme !





28 Mars1997

Avec Grâce



Avec grâce


Quand le ciel devient gris et que le soleil ne rend plus hommage,
Quand les oiseaux s’arrêtent de chanter et se cachent,
Quand la tristesse frappe à ma porte et ma joie me lâche,
Quand la lumière devient sombre et que ma vie devient une tâche,

Elle fait chanter mon cœur d’un seul geste de ses yeux ;
Elle fait peindre ma tristesse avec le royal bleu des cieux ;
Elle fait mourir en moi le mauvais et renaître le mieux ;
Elle fait briller mes yeux avec une emprise d’un seigneur, d’un dieu.

Quand les mots deviennent illusoires et n’arrivent plus à dire …
Quand la sagesse devient muette et peu à peu commence à mourir,
Quand la vie devient cruelle et d’un geste efface mon sourire,
Quand l’amour s’estampe indolemment et mon cœur se déchire,

Elle me fait dire des phrases d’un autre temps ;
Elle me fait crier la vie comme souffle le vent ;
Elle me fait danser et chanter avec son regard envoûtant ;
Elle me fait aimer avec grâce, son être si doux et si charmant.






03 Mars 1997

La Gazelle


La gazelle


Ô toi la gazelle de mes rêves !
Tu as semé le doute dans mon esprit,
Comme vient l’arc-en-ciel après l’orage.
Avec ta beauté et ton charme sauvage,
Tu as détourné mon cœur et capturé mon regard.
Lorsque j’ai découvert ton corps,
Et ta chair à demi sombre,
Je me suis cru dans un rêve, un rêve interminable.
J’ai cru comprendre ton visage,
Mais les violentes propositions de ton corps,
Ont rendu obsolète ma sagesse et mes poèmes.
Je ne peux dire ou décrire ce que j’ai ressenti,
Il faut l’éprouver ;
Car je crois que tu étais ma plus belle histoire,
Mais hélas, je n’ai pas su te raconter !






28 Avril 1996

Révérence


Révérence


Tu as tout emporté : le savoir du passé, l’amour du présent,
Toi mon père, le héros du temps passé.
Tu nous as quittés sans nous laisser le temps de t’embrasser.
Ni le temps de dire au revoir à ton présent.

On t’a aimé comme l’étoile aime le ciel ;
On t’a aimé comme la mer aime le sable ;
On t’a aimé comme la terre aime le soleil ;
On t’a aimé comme la fleur aime l’abeille.

Père : « On t’a aimé, on t’aime et on t’aimera toujours »

Ton fils Hakim.





Dédié à la mémoire de mon père « Hamou »




Avril 1996

Ses Yeux





Ses yeux


Elle a des yeux de fée, à la baguette magique,
Qui t’illuminent dans un instant nostalgique.

Elle a des yeux de prêtresse, qui t’envoûtent,
Dans un instant de silence et de doute.

Elle a des yeux de tigresse qui te paralysent et t’agressent,
Sans que tu puisses crier gare, ou tenter la sagesse.

Elle a des yeux de neige, de nouveau-né,
Quand elle me regarde, il me semble que je renais.

Elle a des yeux pleins de tendresse et de charme,
Qu’ils versent des perles au lieu des larmes.





Mars 1996

L'éclipse




L’éclipse


Il était une fois, longtemps avant que le monde,
Ne soit peuplé par les hommes et leurs femmes rondes,
Deux adolescents : l’un s’appelait « soleil », c’était le plus fort,
Et l’autre s’appelait « lune », sa beauté valait de l’or,

La terre, était leur terrain de jeux,
Et le ciel brillait de mille feux, rien que pour eux.
Ils étaient fous amoureux l’un de l’autre,
Et leur vie, était faite de caresses et de paroles tendres.

Mais arrivés à maturité, une puissance céleste
Décide, et la vie est parfois injuste ; par un geste,
Que ces deux lumières, doivent à l’homme servir,
Et qu’elles doivent être séparés même si leur amour doit périr.

Et depuis, le soleil réchauffe les hommes, le jour,
Et sa douce lune, éclaire les hommes la nuit, au détour.
Mais une fois par an, soleil et lune, pour leur sacrifice,
Se rejoignent pour un moment, et ont appellent cela : « Eclipse »





13 Novembre 1997

lundi 15 septembre 2008

Nadhi


Nadhi


Si un jour je deviens poète :
Je t’écrirai des mots mélodieux,
Des mots qu’on ne dit qu’avec les yeux,
Des mots qui t’élèveront vers les cieux.

Si un jour je deviens poète :
Je décrirai à l’aurore, ton corps de déesse,
Qui m’ensorcelle et met mon cœur en détresse ;
Un cœur fragile qui fond de tristesse.

Si un jour je deviens poète :
J’inventerai des mots qui n’existent pas encore,
Je leur donnerai mon âme, et pour toi mon cœur,
Ce cœur qui brûle et se consume à chaque heure.

Si un jour je deviens poète !





Nadhi : divinité tibétaine qui signifie : « Trésor »



13 Août 1997

Songe


Songe


Quand je rêve de toi :
Je te vois endormie dans de la soie,
Je te vois au-dessus de mon toit,
Je vois mes mains enlacées autour de toi.

Quand je rêve de toi :
Mon cœur s’ouvre, lui qui est si étroit,
Mon âme se réchauffe, elle qui a tellement froid,
Mon être se réjouit et explose de joie.

Quand je rêve de toi :
J’entends ton sourire et même ta voix,
J’imagine ton visage qui reflète ma foi,
J’écoute ton cœur et je me proclame Roi.

Quand je rêve de toi !





13 Août 1997

Naaman


Naaman


Tu es comme la lune : belle tout en étant inaccessible ;
Tu es comme l’eau : claire tout en étant intarissable ;
Tu es comme le feu : apaisant tout en étant intouchable ;
Tu es comme l’air : nécessaire tout en étant inépuisable ;

Tu es comme la terre : rassurante tout en étant incontrôlable ;
Tu es comme la mer : attirante tout en étant imprévisible ;
Tu es comme le ciel : bleu azur tout en étant indélébile ;
Tu es comme l’amour : fragile tout en étant intrépide.









Naaman : mot grec qui signifie : « ma gracieuse »



17 Juillet 1997

Phrên




Phrên


Ni ses beaux yeux que mes yeux ont tant fixés,
Ni ses ravissantes mains que les miennes ont tant épousées,
Ni ses pulpeuses lèvres que mes lèvres ont a peine goûtées,
Ni ses mélodieuses paroles que mes oreilles ont tant écoutées,

Ni sa douce chevelure que mes mains ont tant caressée,
Ni sa gracieuse démarche que mes yeux ont tant suivie,
Ni sa belle taille que mes déhanchements ont tant rythmée,
Ni sa grande douceur, d’elle mon être a tant reçue,

Ni son incroyable style que mon esprit a tant admiré,
Ni son fier front que mon intégrité a tant jalousé,
Ni son franc langage que mes mots ont tant copié,
Ni son charmant sourire que mes yeux ont tant attendu,

N’ont fait que je ressente ce que je ressens maintenant,
Seul son esprit ingénu a pu faire de moi,
Ce que je suis à présent : un homme amoureux !




Phrên : mot grec qui signifie : « esprit »


05 Juillet 1997

Lucrum




Lucrum


Je viens vers toi :

Comme la rivière court vers l’océan ;
Comme l’infini court vers le néant ;
Comme la pluie court vers le torrent ;
Comme l’enfant court vers sa mère en pleurant ;

Je viens vers toi :

Avec des phrases sans les mots blessants ;
Avec des yeux qui brillent et luisants ;
Avec des bras libres comme le temps ;
Avec un cœur léger comme le vent.




Lucrum : mot grec qui signifie « acquisition »





01 juillet 1997

dimanche 14 septembre 2008

L'histoire de la mort et du marchand



L’histoire de la mort et du marchand


Un riche marchand de Bagdad, se promenait dans le marché,
En voulant traverser la piste, il aperçoit au loin,
La silhouette de la mort, qui lui faisait signe avec soin,
Terrifié, le marchand prit le cheval le plus rapide du marché ;

Et disparut de la ville, il galopa pendant toute la journée,
Jusqu’à une ville qu’on nomme « Sumatra ».
Le soir, quelqu’un frappa à la porte de la chambre fermée,
Le marchand en tremblant ouvrit la porte, et la mort fut là.

Le pauvre ayant la peur au ventre dit à la mort :
« Pourquoi ce matin, m’avez vous fait un signe ? »
La mort répondit calmement et d’un air digne :
« Parce que j’étais étonnée de vous voir, dehors,

Dans les rues de Bagdad, car d’après le destin :
On avait rendez-vous ici à « Sumatra » où sera ta fin !






Moralité : Où que l’on soit, on n’échappe pas à son destin !




« Poème inspiré d’après un conte arabe »


07 Novembre 1997

Espoir



Espoir


J’aurai aimé que tu sois :
Que tu sois celle à qui je puisse donner tout mon amour.
J’aurai aimé que tu sois, ce que jamais personne
N’a pas pu être pour moi, mais tu ne l’es pas.

J’aurais aimé que tu sois :
Que tu sois celle à qui je puisse confier tous mes secrets.
J’aurais aimé que tu sois, ce que jamais personne
N’a pu être pour moi, mais tu ne l’es pas.

J’aurai aimé que tu sois :
Que tu sois celle à qui je puisse lui verser toutes mes pleurs.
J’aurais aimé que tu sois, ce que jamais personne
N’a pu être pour moi, mais tu ne l’es pas.

Et qui sait si un jour, tu le deviendras.





Mars 1996

L'Histoire de la lumiere



L’histoire de la lumière


Il y a très longtemps, où tout était ténèbres et ombres,
La terre, la mère de tous les peuples, par son ventre ;
Mit au monde deux lumières, frère et sœur, sa fortune.
Le plus courageux s’appelait : Soleil, et la plus douce : Lune.

Mais hélas, la vie ne donne jamais sans reprendre !
Décide, qu’en offrant deux vies, la terre doit se rendre ;
Et voilà que leur chère mère meurt, en leur donnant la vie,
C’était son destin, et le destin de ses deux enfants chéris.

Alors, d’un geste d’amour et de grâce, le soleil ;
Fit jaillir de la poitrine de sa mère, vermeille ;
Mille et mille, et encore mille étoiles, et avec un geste
De sa main, les lança très haut dans le ciel céleste,

Pour consoler sa sœur la lune, toute seule dans le noir,
Et depuis, quand le soleil se couche et disparaît derrière,
Et que la nuit prend place, les étoiles font leur devoir,
rappelant à la lune, tout l’amour de sa mère.






Poème inspiré d’après une légende indienne.

10 Novembre 1997

Rencontre


Rencontre


La vie et la mort, séparées pour toujours,
Par un hasard, se rencontrèrent un jour ;
L’une effrayée du pouvoir de l’autre, et c’est vrai,
N’osèrent s’approcher ni de loin ni de prés.

Mais la curiosité l’emporte sur la peur,
Et l’une et l’autre, attirées s’approchèrent en sueur,
La vie avec son éternel sourire gravé,
Dit : « qui es-tu ? Pourquoi cette sensation de familiarité ?

Je t’en prie parle ! ». « Je suis la mort ! »
Réponds, dit-elle, celle qui détient le dernier souffle,
Je suis celle que tout le monde refoule,
Et celle que tout le monde n’en veut pour sort.

Et toi qui es-tu ? Et pourquoi cette étrange sensation
M’envahit-elle ? Donne-moi une explication ! »
« Je suis ce que l’on appelle la vie, je suis
La renaissance, le commencement et tout ce qui suit.

Je suis ce qu’on fête et ce qu’on vénère ;
Avec amour, on m’attend, avec tristesse, on me quitte.
Tout le monde m’aime sur cette terre ;
Tout le monde pleure si je pars trop vite »

La mort regarde longuement la vie dans les yeux
Et lui dit : « alors, si j’existe c’est grâce à toi et à Dieu ;
C’est pour compléter le cercle et lui donner une fin,
Et pour donner un sens à l’homme et à son destin »

La vie sourit et répond à la mort avec un air serein :
« Oui, tu existes pour donner un sens à mon existence,
Mais saches aussi, que s’il n’y avait pas de fin,
Il n’y aurait pas de commencement, juste le silence »

Alors je dis : Que malgré nos différences,
L’un sans l’autre l’existence n’a pas de sens !

16 Janvier 1998

Qui n'aime pas ne vit pas !





Qui n’aime pas ne vit pas !
« Quieno no ama, no vive !”


Oh ! Vous, qui que vous soyez, jeune ou vieux ;
Si vous n’avez jamais attendu, en regardant les cieux,
Derrière les vitres humides, dans un désespoir, son retour,
En versant toutes vos perles en espérant d’elle un détour.

Si vous n’avez jamais senti la douleur,
De voir le cœur aimé, battre pour d’autres cœurs,
Et vous ! Impuissants, sans force, ne pouvant rien faire,
A part, crier, hurler, maudire le sort puis vous taire.

Si jamais vous n’avez le soir sous les tilleuls,
Caché en vous parlant tout bas, quoique tout seul,
Vous dire, ce que personne ne peut entendre,
Ou même pire, des phrases que personne ne peut comprendre.

Si jamais vous n’avez pleuré à force de souffrir,
Crié mille fois son nom du coucher jusqu’à l’aurore,
Et cru qu’elle viendrait, en l’appelant encore,
Et maudire votre sort et désiré mourir.

Si jamais une main, n’a fait trembler la vôtre;
Si jamais ce seul mot, qu’on dit l’un après l’autre :
« Je t’aime ! » n’a rempli votre âme d’allégresse,
Et vouloir effacer, toutes les douleurs qui t’agressent.

Si jamais vous n’avez senti que d’une femme,
Le regard dans votre âme allumait la flamme,
Il me serait possible de vous dire à travers mes vers :
« Vous n’avez point aimé, vous n’avez point souffert ! »




22 novembre 1997