Quand mes lèvres touchent les tiennes,
Et que soudain submergé, je sens que tu m’enchaînes,
Avec des chaînes de plaisir plein de saveurs,
Au goût de miel parfum d’ailleurs.
Quand mes doigts se promènent le long de ton dos,
Comme de la glace qui fond au chaud,
Et que je sens les frémissements de ta chair,
Qui me guide vers le plus secret des sanctuaires.
Quand ma main glisse sur le bronze de ta peau,
Et qu’il me semble que je voyage dans d’autres lieux,
Dans des pays de rêves et de mystères remplis de merveilles,
Et qui envahissent mon cœur tout autant que mon âme de soleil.
Quand le désir de ton regard pénètre mes yeux,
Qu’il me semble que je plane entre les cieux,
Et qu’il me fait confondre Satan avec Dieux,
Lui qui ta crée pour changer mon mauvais en mieux.
Quand soudain je me perds dans la fureur de tes cheveux,
Dans leur parfum enivrant, tempête de neige et de feu,
Et que je me sens emporter par les courants,
Comme une feuille au milieu du ciel et du vent.
Quand nos corps s’épousent et ne deviennent qu’un,
Et que mon âme se bouscule vers toi,
Comme un errant qui commence là ou débute la fin,
Suspendu à un visage qui représente toute sa foi.
Quand le souffle de ta voix se murmure et se conjugue,
Dans un je t’aime qui pénètre au fond de mon cœur,
Et que je tremble de joie comme un enfant qui pleure,
Attiré, enflammé par ton feu qui me subjugue.
A chacun de ces instants merveilleux que tu me donnes,
Mon cœur bat comme un oiseau qui s’envole,
Vers toi ma douce, toi la seule que j’aime,
Avec un cœur comme le tien, qui restera toujours le même.
14 septembre 1999
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